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La question du Dersim en Turquie
relance la question du génocide des Arméniens
par Stéphane
Source:armenews
25 novembre 2009
Note de la rédaction : Rappellons qu’au début des débats au
Parlement turc sur la question kurde, l’un des vice-présidents du
CHP, Onur Öymen, a provoqué un tollé, en citant la répression contre
les Kurdes alévis du Dersim comme un exemple de lutte contre le
terrorisme.
Si le Dersim était un massacre, quelles sont les autres choses ?
par Ertugrul Ozkok
Une des choses que nous avons à discuter est celle-ci : Est -ce que
le parti du Peuple Républicain ou CHP va-t-il perdre des voix à
cause des remarques d ’Onur Oymen sur la révolte du Dersim ?
Les discussions sur l’incident prennent une tournure différente, une
tournure pour arranger un grand nombre en politique interne. Je
n’aime pas Oymen comme politicien. Je l’ai beaucoup critiqué dans le
passé. Et je crois que son imprudence dans cet incident nuit au CHP.
Cependant, je ne peux pas m’aider moi-même mais me pose la question
suivante : Est-ce que le parti Justice et Développement, ou AKP,
profite de cette discussion en cours car Oymen continue à nuire au
CHP ?
On va faire une autocritique ici. Regardons et voyons quel genre de
situations nous devons être prêts à discuter sur la révolte au
Dersim :
Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a choisi les mots “
massacre du Dersim ” quand il a critiqué les remarques d’Oymen
pendant une session plénière au Parlement. M. Premier ministre avait
publié une déclaration récemment sur “ le massacre au Darfur. ” Il
avait dit “ les Musulmans ne commettent pas de massacre ... ” (Selon
quelques sources, il n’a pas dit “ ne commettent pas ... ” mais “ ne
peuvent pas commettre ... ”. Qui, alors, a bombardé les cavernes et
a coupé les gorges des Kurdes Alévis dans le Dersim ?
Étaient-ils “ des Turcs chrétiens ? ”
Le premier résultat avantageux du débat “sur le Dersim” est cela :
Cela signifie que les Musulmans commettent ou peuvent commettre un
massacre. Alors nous devons prendre le deuxième pas :
Nous ne devons pas refuser une catégorisation semblable pour les
événements dans le Darfur. Si le Président soudanais Omar Al-bashir
est offensé, nous avons une excuse pour la politique étrangère alors
:
“ Regard mon ami ! J’appelle ce que mon propre peuple a commis un "massacre"
donc ne soyez pas offensé par mes remarques. ”
Allons sur une question plus grande maintenant : la Turquie a
énormément profité des remarques malheureuses d’Oymen sur la révolte
du Dersim. Même si je ne connaissais ps grand chose de l’incident du
Dersim j’ai appris maintenant.
Laissez-moi faire une confession ici : j’ai pensé que c’était une
des 28 suppressions de révoltes Kurdes. Mais maintenant je lis des
livres sur le Dersim. Mais je n’ai pas été capable d’obtenir une
réponse encore : Combien de gens sont morts dans l’incident du
Dersim ?
J’ai vérifié les chiffres ; quelque part entre 7000 et 90000
personnes ont été tuées : la deuxième question est celle-ci : si le
meurtre de 7000 à 90000 personnes est “un massacre”, selon même la
plupart de voix officielle, alors comment devons-nous appeller les
pertes dans la question arménienne ?
Selon les allégations arméniennes, un total de 1,5 million de
personnes a été tué en 1915. Mais disons que le chiffre des morts
était de 600000. Combien cela fait-il de fois plus que ceux qui ont
été tués dans le Dersim ? Si le nombre de morts dans le Dersim était
de 7000, c’est 200 fois plus ; si 90000 alors 17 fois plus. Oui, si
l’incident du Dersim était un massacre, quel était donc l’incident
arménien ?
Doit-on l’ appeler un grand massacre, énorme ou un énorme tuerie de
masse ? Comme cette question est posée à l’autorité supérieure en
Turquie, quelle sera “ la réponse officielle ? ” Elle dira
probablement “ ne soyez pas dur avec vous-même. Il y a un terme
universel employé pour cela et il commence par ‘soit-disant’ .... ”
Le débat sur le Dersim dans le Parlement signifie que nous refusons
nos “ thèses officielles d’histoire. ” C’est excellent, mais comment
arriverons-nous à adopter un language politique officieux à la
maison et un language officielle à l’étranger ?
Les politiciens exploitant la révolte du Dersim pour un électoral
doivent se concentrer sur cela, aussi.
Mon dernier mot est cela : Les remarques d’Oymen n’étaient pas trop
intelligentes. Mais cela ne peut pas être une bonne chose de les
employer comme des trucs politiques.
Si nous réussissons avec succès à révéler ce qui a été fait à notre
propre peuple dans le Dersim, donc les débats sur le Dersim pourront
être extrêmement utiles.
* M. Ertugrul Ozkok est le rédacteur en chef du quotidien Hürriyet
Article publié vendredi 20 novembre 2009
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